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Il y a quelques années, j'avais vu sortir de l'eau un bateau à la coque verte immaculée. Ou presque.
Après enquête auprès du propriétaire anglais, bien sur, il apparaissait que ce bateau avait passé 3 ans dans l'eau avec un antifouling au cuivre.
Quelques recherches m'avaient menées jusqu’à Coppercoat, un antifouling au cuivre garanti 5 ans ou plus.
D'autres recherches avaient contribuées à ma perplexité.
D'un côté le concept était prometteur : plus de couches de poison bleu tous les ans, moins de pollution. Le côté écolo. Le cuivre est un répulsif au lieu d'être un poison. L'union Européenne est d'ailleurs en train de surtaxer avant d'interdire les antifoulings classiques. Autres avantages possibles : la durée de vie du traitement, son poids moindre que l'antifouling, et sa non-porosité, les antifoulings étant des sortes d'éponges, avec les problèmes d'osmose que l'on peut imaginer...
D'un autre coté plusieurs questions subsistaient sur la préparation de la coque, la réelle tenue du produit, son prix, son application. Les utilisateurs étaient enchantés ou catastrophés.
Le cuivre comme répulsif, ça fonctionne, et tant qu'il y a du cuivre, les coquillages et les algues ne viennent pas. Mais ce qu'il faut c'est que le cuivre tienne. Ce sont des procédés chers, mais surtout, en partant du principe que ça doit être accroché longtemps, l'application doit être parfaite. Du coup ça demande une coque à nu propre. L'idéal, c'est sur bateau neuf. Donc nécessité d'un hydro gommage, soigné voir plus.
Le plus important, c'est donc la préparation de la carène. Pour que l'accrochage soit parfait, il ne doit y avoir aucune infiltration d'eau à aucun endroit. Sur un vieux bateau, c'est une mission ardue. Il y a des points d’humidité un peu partout (safran, passage d'arbre d'hélice, joint quille-coque, etc.).
Dans mon cas, j'avais à remettre ma coque à nu, un de ces jours, et j'estimais le boulot à 5000 E (Hydro gommage + ponçage + produits + divers), plus des heures de travail. Je me suis vite rendu compte que pour faire cela correctement, il fallait l'assistance d’un expert ou d'un très bon professionnel. On est dans les contraintes d'un traitement anti Osmose. Ce genre de procédé est fait pour les coques en vraiment bon état... ou à remettre à neuf... ou neuves.
J’en étais la de mes réflexions et je continuais quand même à rêver de nettoyer ma coque une bonne fois pour toute, ou pour dix ans... Tout en cherchant une manière de faire ça pour moins cher, tout moi-même, etc...
Jusqu'au salon nautique de Paris 2007. Dans un coin du salon, je passais devant un stand qui exposait un bout de coque cuivré, lisse et brillant...
C’était le stand d’une toute nouvelle société (Océoprotect) qui proposait un concept de peinture au cuivre plus poussé. Une sorte de métallisation à froid. Avantages et inconvénients : le procédé est plus récent, plus pointu, l’application est plus technique (pistolet) et obligatoirement faite par le vendeur.
Après quelques mois de discussions et de devis, je me suis décidé et j'ai donc opté pour le procédé de cette boîte du sud de la France, Geocarene, qui m'a fait le boulot d'un bout à l'autre. (Hydro gommage, ponçage, traitement époxy anti-osmose et procédé cuivre).
Avant de commencer tout ça me paraissait très simple, et finalement, ce qu'on trouve sous 20 ans d'antifoulings, ce n'est pas simple du tout. Les surprises, toujours mauvaises, sont nombreuses et souvent coûteuses. C'est donc un acte très important qu'on engage et la confiance dans l’entreprise et dans son expertise est un élément de décision. Je ne parle même pas du fait que la surface de carène, par rapport à la taille du bateau, c'est une mauvaise surprise en soit...
Sur le travail rien à dire. Respect du devis, presque respect des timings (mon bateau est à Port Napoléon, est le climat y est désespérant), rapports plutôt sains avec les artisans, qui sont des marins, bonne expertise et bon expert...
Sur le résultat à sec, bateau propre (un plaisir), rouge au début puis tournant au vert. Je n'ai pas fait poncer, pour l’instant, mais pour les fous de vitesse, le ponçage rend la coque comme une plaque de cuivre.
Sur le résultat dans l'eau, après deux mois de mise à l'eau, pas la moindre algue, le plus petit coquillage, coque même pas grasse, pas besoin du moindre coup de Karcher. L'arbre d'hélice pas traité est lui, attaqué par ces petits vers calcaires dont j'ignore le nom.
J'ai, de plus, eu l'impression que le bateau était un poil plus manœuvrant, voir plus rapide (1/2 nœud ? 1 noeud ? difficile à dire) pour une consommation moindre. Mais tout ça reste à prouver.
Si j'ai finalement fait le choix de tout faire faire par la même boite, c’est pour avoir une certaine garantie.
J’ai fait un calcul sur 5 ans. Maintenant je vous en dirais plus dans 5 ans.
Si cela tient cinq ans, j'estime que c'est rentable, en argent, en temps et en divers.
Est ce que cela veut dire que le bateau peut rester dans l'eau sans entretien ? Je n'y crois pas. Ne serait-ce que pour l'hélice dont il est capital qu'elle soit propre, et sur laquelle rien n’accroche sauf les coquillages. Mais on peut toujours plonger...
Enfin et pour être complet, Il y a un site Oceoprotect sur le net et voici le telephone de Geocarene : 0674575031,
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UNE PREMIERE COUCHE AU PISTOLLET

SOUS LE REGARD DU PASSANT...

SECONDE COUCHE... ET DETAILS.

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