bat
UN SECOND ETE AUX BALEARES...
 

Un hiver de travail à Torredembarra, nos premiers amis de mer.
Un été pourri, et malgré tout, des escales et des navigations superbes.

 

POUR VISIONNER LES ALBUMS DE VACANCES 2005 ET 2006, RENDEZ-VOUS SUR LA PAGE ALBUMS. CES PHOTOS ETANT ESSENTIELEMENT D'UN INTERRET FAMILIAL, IL VOUS FAUDRAT DEMANDER UN CODE A L'ADRESSE SUIVANTE : DEMANDE DE CODE

 

2005 avait commencé de la meilleurs manière. Un premier Janvier doux et tranquille, dans le Louis--Fortunée, en compagnie de Pascale et Jean François.. Soupe de poissons, foie gras, sautés de couteaux, de galeras (une sorte de crevette plate), escargots violets façon bûlots , crevettes poêlées, champagne et Cava, un réveillon inhabituel et cool. Nous sommes arrivé quelques jours plus tôt, et de Paris à Torredembarra la route était entourée de paysages enneigés. la neige s'arrette aux portes de Torre. On se couche dans un bateau qui chauffe étonnamment vite, et le lendemain matin, le bateau est couvert de neige... Qui fond, des les premiers rayons de soleil.

Retour à Torredembarra fin Février, pour quelques jours de vacances, puis mise à sec du bateau et travail, pendant un mois. Programme : changer les baies vitrées, travailler sur l'étanchéité (hublots, chandeliers, accastillage de pont), nettoyage d'une partie des parures de bois, changement de la bague hydrolube, ponçage de l'antifouling puis, pose du nouvel antifouling, retouches de peintures sur la coque, refaire les parois d'une chambre, plus une foule de petits trucs à revoir). Et ce que je découvre, à savoir, un safran accidenté qui retient la flotte...

Sara rentre donc à Paris début Avril et je reste seul devant mon Hymalaya. Gros travail pendant un mois, et une drôle de vie sur un bateau posé au milieu d'un chantier. Je deviens peu à peu un ouvrier de chantier naval. Longues journées lorsqu'il fait beau, et repos dans le bateau lorsqu'il pleut. Je dîne et déjeune au même restau du port, en bleu de travail. J'essuie un orage démentiel alors que tout est ouvert (Fenêtres et hublots). L'eau ruisselle dans le bateau. J'actionne les pompes de cale!

J'ai embauché Marco, un jeune Roumain pour m'assister. Et il bosse... Jean Marie Papillon, mon oncle, pointe sa gueule de loup de mer, et passe une semaine à m'aider . Démontage des hublots et nettoyage, dans des positions horribles, ça nous laisse ruinés... Papillon attaque la remise au goût du jour des lumières du salon : des halogénés remplacent la moitié des néons. Le luxe pour 30 euros... J'en profite pour changer les spots de ma cabine, et ça m'apporte un brin de gaîté.

Papillon repart et je retourne à ma solitude. 15 heure de travail et 7 heures de sommeil, dîner rapide à coté ou boites de moules et de poulpe. Pour la dernière semaine, Jed arrive de Paris. C'et un gamin industrieux, comme qui dirait, un pro de la corde, du bâtiment. Un de ces types qui travaillent posé et sans doute. Ça aide... Repose des fenêtres, des chandeliers. On utilise des kilos de sikaflex, produit génial mais vraiment dégeulasse à nettoyer... La fin du mois arrive et avec elle, le stress de la finition. Jorge peint la coque lorsqu'il ne pleut pas, Marco finit l'antifouling, Malcolm et Claude m'aident à sortir la bague hydrolube, puis à refaire mastic et résine sur le safran.

Le jeudi 28, remise à l'eau du bateau. Il ne coule pas mais le vent se lève et c'est un enfer pour l'amarrer (13 personnes, deux annexes, un record...). Il nous reste deux jours pour fignoler et nettoyer , une petite fête pour les amis du port, et rangement. J'ai installé mon affiche du Che dans le salon. Le Louis-Fortunée commence à retrouver une seconde jeunesse.

Dimanche 3 avril, retour sur Paris...

Nous ne reviendrons au bateau que fin avril en compagnie de Jed et Lou. Farniente et tourisme, plus une petite sortie avec Klaus et Helga, Nicola et Kees, Claude Mimi et un de leur copain pour faire un barbecue dans un port en construction à quelques miles. Saugrenu mais sympa. C'est à l'occasion de cette sortie que je constate que le roulement auto alignant qui se situe entre la boite de vitesse et le presse étoupe grince terriblement. Ce qui semble être un problème mineur va se transformer un galère onéreuse... Je contacte un mécano du port, et leur met l'affaire entre les mains. A priorité rien d'impossible. C'est une pièce à 250 Euros, qui se graisse. Au pire, mise sec, et changement. Retour sur Paris.

Sauf que... Mai-Juin est un mauvais mois pour les travaux marins. Tous le monde veut avoir sa barque au point pour l'été. Jordi et José-Maria, mes mécanos sont débordés. Mon bateau est amerlock, et les plans n'existent pas. Le roulement est difficile d'accés, rouillé. Je décide de partir plus tôt, car je sens le mauvais coup. J'arrive le 20 juin, en pleines fêtes de je ne sais quoi, et on tente le graissage... Je démarre, j'embraye et le bruit revient. Persiste.

En cette fin de Juin 2005, il fait une chaleur terrible. Plusieurs personnes du port sont hospitalisées. L'une d'elles, Norma, la femme de Malcolm, en mourra. Philippe mon ami français est au bord d'y passer. Je le visite à l'hôpital, son état fait peur.

Le lendemain, petit tour en mer pour voir... Même résultat. Galère force 3 : il va falloir aller à sec et changer la pièce... Sara, Louise, Sam et Lola arrivent par avion de 3 juillet à Gerone. Je vais les chercher et leur explique que le programme (Cap sur Ibiza) est retardé. Décision est prise de mettre à sec le mercredi 6. Au moment de lever le bateau, le grutier me demande le poids. 32 tonnes. Il m'explique que son "travelift" est malade. Que ce ne serait pas prudent... Galère force 4... José s'en va chercher une place à sec dans un autre port. Ce sera Cambril, à 15 miles, pour vendredi. Le vendredi à 9 heure départ, en compagnie de José-Maria, le mécano qui passe un doctorat d'histoire antique. Tarragonne, la ville d'à coté, classée par l'Unesco "Site du patrimoine Mondial" est une ancienne capitale romaine qui fut un temps gouvernée par Ponce Pilate . Les vestiges abondent, bien restaurés. Vers les midi, coup de vent 5/6 qui dure dix minute et qui couche le bateau. Sara, à la barre, devient couleur d'écume... Rentrer le bateau dans le travellift de Cambril n'est pas facile. A 16 heure c'est à sec, et nous faisons nos bagages, car c'est impossible de dormir à bord. Petit hôtel dans Altafulla, à coté de Torre, visite de Juliette, une copine installé a Sitges. Temps nuageux et Galère force 5 : José n'arrive pas a démonter la pièce... La pénitence s'annonce plus longue que prévue... Il faut s'occuper. Après deux jours à Altafulla, départ pour Montblanc, une ville médiévale à l'intérieur des terres. Du bonheur. Visite du monastère de Poblet, et comme les nouvelles de la réparation ne sont pas très optimistes, nous décidons que Sara et les enfants vont partir pour Alcudia ou ma tante a trouvé un appartement. Nous quittons Montblanc pour Barcelonne ou nous faisons une journée Gaudi : coup d'oeil sur les maisons du Passage de Grâce et visite du parc Guëll. Le soir le ferry emmène femme et enfant vers les Baléares.

Il faudra 3 jours à José et au fils de Jordi pour démonter la pièce, qui bien sur est en pouce à l'intérieur et en métrique à l'extérieur. Deux journées de galères à Barcelonne pour la trouver, avec en prime, perte de téléphone, de carte bleue, et coups de chances et de mains de la part de Juliette et de Philippe, tous ces gens sans lesquels j'eusse été fameusement planté.

Le Louis-Fortunée est remis à l'eau le vendredi 15 juillet, je prend Juanito un marin-rocker du port de Torre pour m'accompagner, et le samedi 16 à 12 h, départ pour Alcudia. Non sans avoir essuyer une dernière galère : j'ai un court circuit dans le 220 volt, et pas de frigo. Mais quel bonheur de retrouver la mer. Peu de vent, mais le soir les dauphin nous régalent d'un ballet incroyable. Les thons en font de même un peu plus tard. Peu à peu le déplaisir et le fond d'angoisse se dissipe. Le Perkins ronronne, la nuit est douce et nous voyons les lumières du cap Formentor vers les 3 heures du matin.

A cinq heure nous pénétrons dans le port de Alcudia . A bâbord du coté des pompes à essence, je vois une ombre s'agiter. Je pense que c'est un marinero du port et je dirige le bateau vers cet silhouette. En fait c'est Sara qui nous attend...

On range le bateau comme à la parade, on lui fait un brin de toilette, Juanito me quitte pour aller voir sa soeur et me voila enfin en vacance. L'après midi toute la famille monte à bord. Mon frère Francis, Samuelle Louise, Lola et Sara. Des le lendemain le Louis-Fortunée est dans la baie d'Alcudia, en face de l'hôtel Sunwing. On se croirait revenu en 2004, et c'est presque ça à la différence que mon oncle André, arrivé début Juillet à Can Picafort, reste très faible.

Nous restons donc dans le coin, en attente d'une amélioration. Quelques petite ballades ( San Pere et sa traversée mouvementée, Cala Pinar : Paella et chute de Francis dans l'eau, Cala Formentor et son mouillage à 35 Euros) , et un temps partagé entre le mouillage dans la baie de Pollensa et le port.

Francis rentre à Paris, Jed et Lou arrivent. Perte de Bagage et hospitalisation de mon oncle. On essaye de vivre avec ça, vaille que vaille, jusqu'a ce que Yolande et Jean Marie arrivent.

André est hospitalisé à Palma, puis vers Paris. Nous restons seul à Pollensa, et Juliette reste avec nous toute la famille repart vers Paris. Départ du Louis-Fortunée pour Porto Soller. Voyage sans histoire en longeant les belles falaises de la côte nord. Arrêt buffet à la Calobra, et mouillage mouvementé dans la baie. Entre bateau britanniques qui veulent être seuls dans un espace ou 100 bateaux se partagent la place de 50, et plaisanciers français qui se croient dans un camping. 2 jours plus tard, Jed et Lou nous quittent. Le lendemain tentative de départ vers Andraxt, et sa baie. Trop de vent debout nous ramène à Soller mais les nouvelles de mon Oncle sont rassurantes, et nous retrouvons le moral. Le surlendemain sera la bon jour pour aller a Andraxt, une autre immense baie... surpeuplée de bateaux.

Nous y restons 2 jours à réfléchir sur la suite de l'été, et finalement nous prenons la mer pour la Dragonera, et la baie de Santa Ponsa. Déjeuner sur les eau claires de la Punta des Sas Barbinas, à l'ombre de islote el Toro, et route vers la Cala Portals ou nous passerons la nuit. Le lendemain tôt, départ pour Ibiza.

C'est une journée tranquille, peu ventée et une navigation sous voile et moteur. Du coup nous avançons bien et décidons de pousser jusqu'au port d'Ibiza. Nous trouvons une place et accostons dans le vieux club nautique, à deux pas du centre ville et du quai des ferry's... Turbulences garantie. Nous passons une nuit agitée, après une visite du vieux fort et de la vieille ville. Ibiza est à la fois une petite ville émouvante, et en été, l'endroit le plus ridicule d'Espagne, d'Europe et peut être même de l'univers.

Le lendemain départ pour Formentera. Le vent est bon, et nous partons à l'heure ou les bateaux du week end rentrent sur Ibiza. Des centaines d'embarcations de toutes sortes, cinglant vers le même endroit, dans un couloir d'un mile. Effrayant et excitant à la fois. Sara barre. Elle s'amuse bien. On s'ancre dans la baie devant la Sabina. Le lendemain visite de l'ile en bus, et le surlendemain, on bouge vers la sublimissime cala Sabona. On y restera la journée, et ce sera une une journée riche en émotion. Sara perd ses lunettes par huit mètres de fond, un plongeur de passage les sauve. En fin de journée, petite virée à terre. Au moment de rentrer, plusieurs grosses vagues venues de nulle part noient l'annexe. On rentre trempés...

Le lendemain au aurores, départ pour Palma. Journée de mer qui nous emmène dans le port sans grâce de Sa Rapita. Le temps de refaire de l'eau et de dormir, nous voila reparti vers l'est et Porto Colom. Une baie superbe et une petite ville un peu en dehors des circuits touristiques. Notre objectif est d'attendre là qu'une fenêtre météo favorable nous permette de foncer sur Mahon, point des Baléares le plus proche de la Sardaigne. Mais le samedi 20 août, le téléphone sonne et nous apprend la triste nouvelle : mon oncle André est décédé. Yolande, Papillon et Juliette décident de rentrer à Paris aussi vite que possible. Dés le lendemain nous reprenons la mer vers Palma, pour se rapprocher de lacer. Finalement nous irons jusqu'a Puerto Andraxt. Le mardi mon équipage prend l'avion pour Paris et nous nous retrouvons seuls et triste, Sara, Lola et moi. Nous décidons de rentrer vers la côte. Nous passons 2 jours à Andraxt, puis faisons une petite étape vers Porto Soller. Là, nous attendons une bonne fenêtre météo, qui montre le bout de son nez pour le samedi 27. A 6 heure du matin, nous quittons les baléares, direction Torredembarra. Traversée au moteur, sans vent, a légation d'un violent coup de vent (rafales à 56 neuds), vers les 17 heures. A 19h 30, le Louis-Fortunée est à quai, dans la marina de Torré. 3 jours de ménage, et direction Sitges, chez Juliette, puis Paris. Je me sens épuisé.

 

 

9

Le Monastère de Poblet

32

Barcelonne : la Casa Battlö, Antonio Gaudi, passeig de Gracia

38

La Parc Güell. Antonio Gaudi. Barcelonne.

carte été 2005

Mallorca, Ibiza, Formentera;

0

Hotel de luxe, Cala Formentor, Mallorca.

1

Les grottes phéniciennes (Carrières) de Cala Portals.

2.

Ibiza. Un bateau raisonnable sur le quai des grands voiliers.

3.

Formentera. La Cala Sabona.

4.

By By Formentera. 7h du matin.

2

Louis-Fortunée dans le port de Sa Rapita.

5.

Porto Colom, vue de la baie.

6.

Un beau bateau. Torredembarra