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2004 - MAJORQUE ET MINORQUE
 

LE 26 JUILLET 2004, nous achetons le Louis-Fortunée à Palma. Il porte encore le nom de Marloo III. Une quinzaine de jours plus tard nous voila partis.

 

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Porto Andraxt, puis Puerto Soler ou Louise et Samuelle nous rejoignent. Anniversaire de Sam à Puerto Soler, et direction Alcudia, en passant par la côte nord (La Calobra, le Cap Formentor), ou Gilles Lisette, Jules et Noa montent à bord.

Première tentative de rejoindre Minorque : ratée. Mer agitée, bateau pas prêt, hublots ouverts, vaisselle sur la table, enfants malades....

Seconde tentative par calme plat. Arrivée à Ciutadella vers les 17h. Le port est magnifique, la ville aussi. Difficile de trouver une place car le port est réservé aux ferry's. Donc, barbecue devant l'entrée du port, sous un ciel d'orage, avant de trouver un coin de ponton pour la nuit au prix de six maneuvres d'amarage...

Le lendemain, départ pour Mahon, arrêt buffet mouvementé, à cause d'un catamaran et du vent, dans la sublime petite crique de la Macarella, puis départ pour Mahon et sa magnifique rade. Nelson la considerait comme étant l'une des plus sure de la méditerranée.

Retour sur Alcudia, puis San Pere, d'ou Sam et Louises repartent vers Paris, puis virée vers Cala Rajata, Porto Christo.

C'est un été de vent debout et de mers agitées.

Mais c'est aussi un été de plaisir et de bonheur.

Les premiers jours de juillet, pendant que nous nous occupons du bateau, à Palma, nous logeons chez mon oncle et ma tante, à Can Picafort.

Mon oncle André est très malade, mais peu à peu, il reprend des forces. Tous les jours, je fait deux cent bornes aller-retour pour aller au bateau, et le soir c'est la fête. Cela fait des années que je ne suis pas venu dans cette maison de famille, et nous y avons plein de souvenirs d'enfance, d'oncles, de père, de mère. Lorsque le bateau est prêt, nous prenons un skipper (Peter Ludy) pour deux jours, et nous embarquons plein nord. Il fait beau, et Sara prend sa première leçon d'homme à la mer.

Je n'ai pas vraiment navigué depuis longtemps, et le bateau est grand, lourd, complexe. Les manoeuvres en marche arrières deviennent difficile dés que le vent s'en mêle... Je fait mon lot, et peut être un peu plus, d'erreurs, mais malgré cela tout ce passe bien. J'ai le sentiment que nous sommes protégés, que ma mère, Fortunée, veille sur nous, afin que son fils et ses idées à la noix n'abiment personne...

Les navigations sont heureuses, les paysages magnifiques. Il restera le souvenir du trajet Soler-Alcudia, (Sara, Louise, Sam, Lola et moi), des dauphins sur la route de Ciutadella, merveilleuse petite ville, de l'arrivée dans la rade de Mahon, de son marché, des quelques jours de port houleux à Cala Radjata, d'un restaurant catastrophique dans le même port, des grottes de Porto Christo et des douces soirées de Colonia de San Pere... ou mon frère à pécher un poison de plus de 3 cm, récoltant en cela l'admiration des siens.

Parmi les situations chaudes qui me reviennent : huit amarrages / départs dans Ciutadella avant d'avoir une place... Un petit choc entre mon barbecue et un gros yacht à Ciutadella toujours, sur le retour... Un bout dans l'hélice à San Pere, tombé à l'eau par mon frère Gilles, Jules et la méduse de Cala Radjata, le catamaran fou de la Macarella, le Seagull récalcitrant de Puerto Soller... La perte régulière de rames... Et cette putain de pompe à eau pour les éviers qui tombe en panne quand elle veut.

Tous l'été, mes cousins, Hervé et Olivier, nous ont suivi et nous ont amené la Volvo de ports en ports. C'est de l'assistance de haut vol et des souvenirs merveilleux.

Le dernier jour d'août, on trouve une place dans le port d'Alcudia, et après nettoyage à fond la caisse, départ panique, bateau à Palma, Barcelonne, et Paris, la veille de la rentrée des classes.

Laurence s'occupe du bateau, pendant notre absence, et nous revenons à Alcudia fin octobre avec Yolande et Jean Marie Papillon. Objectif : trouver un port moins cher et plus pratique...

Le temps n'est pas très favorable et nous partons pour la côte espagnole le 30 Octobre au soir. C'est une nuit d'orage, un coucher de soleil rare, du vent debout, une traversée un peu agitée ou je m'écrase le crâne contre le chambranle de la descente. Le dimanche 31 au matin, on accoste avec plaisir au ponton des grands bateaux du port de Torredembarra. Le lendemain, changement de place. Nous passerons l'hiver ici. Je rencontre Helga et Hans qui vivent sur un bateau en face du nôtre. Hans est charpentier. Il va s'occuper de renforcer le sol du salon de Marloo III, qui attend toujours ses nouveaux papiers Belges. Il les attendra jusqu'à février 2005...

Barcelonne : Casa Battlo

La Calobra. Un délice d'eau claire

B

Minorque : La Macarella

C

Minorque : la rade de Mahon

D

Cala Radjata, le port et le Louis-Fortunée

A

Coucher de soleil entre Baléares et le continent.