|

 

|
|
LES PHOTOS DE CETTE PAGE ETAIENT SUR LE NET. UNE CHOSE EST INTERRESSANTE AVEC LA PHOTO NUMERIQUE : ELLE LISSE LES COULEURS. UNE COQUE GRISE DEVIENT BLANCHE, ETC. LE MARLOO III ETAIT LOIN D'ETRE EN AUSSI BON ETAT QUE SUR LES PHOTOS...
J'avais abandonné depuis longtemps mes rêves de voyage en bateau. Jusqu'à un séjour en Grèce et le retour de cette vieille envie de croisière dans les îles, de mouillages forains au pied des temples, dans des flots transparents et bleus.
L'été d'aprés, j'avais convaincu femme, frère, oncle de louer un bateau à Athènes. Cette aventure mériterait presqu'un site à elle seule. Mais cela n'avait pas réussi a nous dégoûter de la voile... En fait l'envie de "son bateau à soi" n'en était que plus forte... Sauf que comme toujours l'argent manquait un peu... La recherche fût donc longue, presque fastidieuse, et de mes envies de 20 mètres, j'en était à chercher un 13-14 mètres, jusqu'au jour ou...
Il était en vente sur le net depuis un peu plus d'un an . Nous avions vu quelques Irwin 52, lors d'un voyage en Floride, et nous avions rêvé dessus... Le grand salon largement vitré, la cuisine américaine, la cabine propriétaire, bref l'espace et le confort dans une taille raisonnable (bien que 16 mètres, quand même...). En comparaison des autres bateaux que nous avions vu, beaucoup de qualités, mais en général un prix plus élevé aussi. Par dessus tout cela, les questions d'importation en Europe. Il y avait bien celui là, qui traînait quelque part en Grèce. Mais trop cher, et vendeurs impossibles à trouver... Jusqu'à cette nuit ou, sur un site Internet, je le vois en train de s'annoncer en route vers les Baléares. Pour seul commentaire : "propriétaire désirant vendre au plus vite, faites une offre".
Pour tout dire j'ai bu un coup. Cela fait un an est demi que je cherche bateau à mon pied et à mon portefeuille, je passe 2 à 3 heures par jour sur le net, des jours à lire, à visiter, en vain. Ça commence à me porter sur le moral . Ce soir là, je fait donc une proposition basse, en fait tout ce que j'ai comme disponibilité. Sans espoir. Une semaine plus tard, le courtier m'avise par mail que le bateau est à Palma. Je lui répond en lui précisant que la somme que je lui ai proposé est mon maximum. Il me dit que cela irait éventuellement en cas d'achat rapide. (A palma les ports pour un bateau de ce type sont de l'ordre de 2 à 3000 Euros par mois....). Nous prenons un billet pour Palma et deux jours plus tard, nous visitons Marloo III.
Comme tous les Irwin, c'est un ex bateau de "luxe", façon USA. Celui là a été mal entretenu depuis 2 ans, prêté à des gens pas très soigneux, la dernière vrai remise à jour date de 10 ans, et la plus récente (vernis, petites réparation) à été faite en dépit du bon sens. Le mat est tordu, deux toilettes cassées, etc. Je fais cependant le pari que le fond est bon est que l'essentiel des problèmes est d'ordre cosmétique, et je fais une proposition plus basse d'environ 30 000 Euros. Nous rentrons à Paris et nous attendons. Après quelques discussions, nous tombons d'accord sur le prix (10 000 Euros de moins que celui de départ) et l'engagement du propriétaire de remettre mat et haubans en ordre. Parmi les conditions il y a aussi celle de ne plus passer par une quelconque expertise... C'est un peu inquiétant car je n'ai pas vu la coque, mais je décide de prendre le risque. Le 20 Juillet , nous partons pour Palma, la Volvo bourrée jusqu'à la gueule, le 26 Marloo III est payé et assuré. A ce jour, mon analyse s'est révélée exacte : les problèmes sont plus cosmétiques que structurelles, mais le cosmétique est plus important que prévu, plus onéreux aussi.
|